À propos

En quelques lignes...

D'un assemblage d'éléments multiples, je créé des sculptures bien souvent mécaniques, les éléments qui composent mes créations sont issus généralement de boites de conserves ou d'ustensiles de cuisine d'un temps plus lointain...De "L'art ménager" en quelque sorte! Les mécanismes sont de ma fabrication ou de vieux engrenages d'outillage électrique; Une seconde vie pour des objets obsolètes.

Quoi de plus inoffensif ou menaçant qu'une boite de conserve? Elle peut autant servir à contenir de la nourriture qu'à construire des engins meurtriers. Mes sculptures ressemblent à des robots, enfin plutôt à l'imaginaire poétique des robots.

Les robots sont-ils menaçants? Tout dépend de ce que le concepteur veut y mettre. De la manière d'aborder les fonctions ... Un drone n'aura pas le même impact sur l'humanité si il prend des photos ou si il lâche des engins meurtriers. Les robots sont une extrapolation de l'âme humaine.

Pour moi,  la dangerosité ne vient pas que du robot, mais bien de celui qui le construit , le bien- fait de la science va de paire avec la destruction de la vie.

J'utilise les paraboles que l'on trouve dans la littérature pour étayer mes propos. Le chevalier à triste mine, idéalisant une pauvre paysanne en une créature de rêve issue d'une caste supérieure, "Don Quixote de la Mancha" et " Dulcinea del Toboso " nous mènent vers l'Utopie.

"Ulysse"et son " Cheval de Troie", ou "Icare", n'écoutant que sa propre intuition s"envolant vers sa destinée..."L'insouciance" " Sur le dos de la tortue" sont les titres de mes sculptures...

 

Mes robots ne sont pas agressifs, il appartiennent au monde onirique, ils se revendiquent de G. Méliès, J. Tinguely ou Petit Pierre et de bien d'autres artistes...

Les mécanismes de mes sculptures sont à l'échelle humaine et ne demandent aucune énergie annexe à part un effort consenti et une volonté du visiteur pour qu'elles "vivent". Rien de tragique dans leur messages pacifistes, mes sculptures sont le résultat aigre-doux d'un monde cauchemardesque.

Hugues Pétérelle

mars 2015